L’Accessoire ultime qui dépanne en #vanlife

Si vous nous suivez sur Instagram et Facebook ,vous avez pu suivre notre mésaventure avec notre Van, il y a quelques jours.

En effet, l’embrayage a lâché. A 39 ans, pas sûr qu’il ait déjà été changé. Maintenant, c’est fait. Nous avions également un petit problème de frein à main, mais cela aussi a été résolu : bref, notre maison sur roue était presque opérationnel.

Et oui, presque, car le câble servant au réglage du ralenti moteur a décidé de se faire la mâle. Donc pas de problème pour accélérer, mais dès que j’appuyais sur l’embrayage en lâchant complètement l’accélérateur, le ralenti était excessivement bas. Nous sommes tout de même arrivés hier soir, sur un stationnement. Étant donné que nous n’avions pas encore la solution, nous avons décidé qu’il fallait attendre le lendemain pour trouver la marche à suivre afin de résoudre ce problème.

Ce matin, nous avons repris nos petites habitudes, nous avons profité du port de plaisance pour faire diverses activités avec les enfants. Nous sommes partis en balade et pris le repas… à l’heure espagnole…

Les enfants jouent dehors quand Adam, notre numéro 2, passe la porte du Van avec un déchet. Mais pas n’importe lequel. D’un seul coup, j’ai l’IDEE, celle qui m’est servie sur un plateau et qui me fait dire « bon sang mais c’est bien sur » !!! Il avait dans les mains LA solution.

Je sais ce que je dois faire et me mets en action immédiatement. Cet accessoire, je l’ai a coté de moi en permanence quand je conduis. Il m’est inconcevable de ne pas en avoir une boite dans le Van. C’est une longue histoire, mais on pourrait vite se retrouver a l’arrêt si certains lâchaient.

J’en prends un, je me rends compte que ça ne va pas suffire, avec deux, c’est encore limite. Pas de problème le troisième n’est pas loin. Assemblage ok.

Je demande à Jessica de tenir l’accélérateur un peu enfoncé, j’effectue les réglages nécessaires selon moi.

Moment de vérité. Je démarre confiant. Le ralenti est presque parfait. Un brin de serrage en plus. On est bon.

Cet accessoire détourné de son utilisation, c’est le collier rislan, bref du collier électricien.

Il nous en reste 6. Autant vous dire que le stock se réduit et que l’on va faire en sorte d’en retrouver rapidement, même si l’on en fait pas une grosse consommation.

Mais pourquoi j’ai chargé ça 🙄

C’est exactement ces mots que je me suis dit quand j’ai chargé « l’outil ». Il en existe des modèles légers mais celui-ci,pfff 3kg, une bêtise de le prendre mais c’était comme une intuition, il fallait qu’il nous accompagne.

A chaque chargement ou déchargement dans notre grand coffre, il est toujours la, prêt de ma main mais jusqu’à hier, je me demandais pourquoi mais bon sens POURQUOI !!!

Pourtant nous avons du repasser à notre box, plusieurs fois mais c’était plus fort que tout, il fallait qu’il reste.

Maintenant, je sais a quoi il sert.

Hier nous plions nos affaires, fermons les fenêtres et le gaz,… bref, nous nous préparons a démarrer, nous fermons la porte : c’est partie.

Nous avions pris la veille un petit chemin pour arriver a proximité d’un point de vue sur le lac de garde. Un peu accidenté pas la place pour se croiser mais ça passe après quelques ornières.

J’en avais repéré certaines à la montée et donc je me sers bien à droite pour les éviter et d’un seul coup, LE bruit j’ai cru que j’avais déchiré le coté du Van a cause d’une branche que je n’avais pas vu, je regarde dans le rétro non ce n’est pas ça.

La seule chose qui dépasse, c’est le marche pied et dans le mille, il était ouvert. Jessica ouvre la porte, il est toujours là. A première vue, plus de bruit et de peur que de mal.

On essaie de le replier et là ça coince. Je descends, je regarde rapidement et je comprends maintenant pourquoi Cet outil nous accompagne.

Avec un collègue, dans une de mes anciennes expériences professionnelles, on disait qu’avec une clef de 10, une de 13, une de 17 et un marteau 🔨, on pouvait faire des miracles.

Les clefs ne prennent pas de places et sont bien rangées dans ma caisse à outil mais pas mon marteau de 3kg. Désormais, je vois bien son utilité : quelques coups lancés avec conviction, redressent facilement notre marche pieds, il tient fermé 🔒

Opération réussie.

J’en ressors 2 enseignements. Le premier, sers toi de ton expérience pour avancer, le deuxième, écoute toujours ton intuition.

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Lac de Garde, Monastère Eremo San Giorgio

Road trip en Sardaigne : partie 2

Dans le premier article, je finissais par notre arrivée à Sassari qui fut l’occasion pour nous, d’être au plus proche des Sardes. Nous avons pris le temps de découvrir la ville et ses monuments, d’aller au marché couvert, manger au restaurant, manger des glaces et boire des cappuccinos.

 

C’était chouette, mais je vous avoue que lorsque notre assurance nous a contacté au bout de 4 jours pour nous dire que le Van était réparé, nous étions excités à l’idée de reprendre la route!

Une fois le van récupéré, nous prenons la direction du village de Bonnanaro pour y passer la nuit dans les hauteurs, en pleine nature, à coté d’une petite église et profiter par la même occasion du coucher du soleil.

 

Dès le lendemain matin, nous nous dirigeons vers l’un des plus grands Nuraghé de Sardaigne, le Nuraghé de Santu antine à Torralba.

Les garçons étant passionnés d’archéologie, ont adoré cette visite d’autant plus que ceux sont les constructions estimées les plus hautes après les pyramides d’Egypte (sur la même période).

 

La visite terminée nous avons repris la route pour trouver un spot pour la nuit.

Nous le trouvons à côté du monastère de Borutta. Arrivés sur ce spot, nous souhaitons rentrer dans l’église. À quelques mètres de la porte, nous entendons le chant des moines s’inviter à nous. Nous entrons et restons de longues minutes à regarder les lieux tout en les écoutant. Nous profitons de ce moment suspendu dans le temps.

Nous restons deux jours à cet endroit, à profiter de ce lieux paisible pour prendre le temps.

 

Bien ressourcés, nous reprenons la route en direction de la côte ouest de l’île. Sur la route nous traversons des paysages vallonés jusqu’à la descente sur Bosa. A sa vue, nous aimons ses maisons colorées et l’environnement dans lequel elle a pris place.

Nous trouvons un endroit pour y passer deux nuits, non loin du centre-ville au bord du fleuve le Temo. La première nuit passée, nous partons explorer Bosa et son chateau. Nous sommes charmés par l’atmosphère que dégage ce village, par la gentillesse des locaux que nous croisons, par les maisons colorées et ses monuments.

 

Suite à la visite de la ville nous faisons le choix d’aller sur la marina de Bosa le lendemain, pour nous balader en bord de mer et profiter de la plage. Les garçons s’en donnent à cœur joie, s’amusent avec le sables, se baignent devant le regard amusé des sardes. Il faut dire qu’ils sont seuls dans l’eau.

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Pour la suite, nous prenons la direction de San giovanni di Sinis pour découvrir le site archéologique de Tharros et les alentours. Nous avons adoré ce petit morceau de Sardaigne entre la beauté du paysage, le site archéologique, les magnifiques couchers de soleil, les balades. C’est un vrai coup de cœur pour nous et la dernière partie de l’iles que nous explorons avant de quitter la Sardaigne. Mais à ce moment là, nous ne le savions pas encore.

 

Nous avons beaucoup aimé la Sardaigne et ses habitants. Beaucoup, la comparent à la Corse. Pour être honnête, ces deux îles ne sont pas comparables car pour nous elles sont différentes et uniques. On ne peut que conseiller cette destination si elle vous attire, foncez et faites votre propre avis.

Road trip en Sardaigne : Partie 1

Après nos premières semaines de vie nomade, ayant besoin de trouver davantage de chaleur, nous décidons de fouler nos premiers pas en Italie mais à partir de la Sardaigne.

Décision qui a été prise en concertation avec les garçons, car ce voyage, leur appartient aussi. Ni une, ni deux, nous réservons nos billets pour prendre le férie de nuit du 03 février 2019.

Comment s’est passée la traversée?

Mouvementée, avec une mer agitée… Adam et moi (Jessica) avons un petit peu subit le mal de mer qui ne nous a pas totalement lâché une fois arrivés à terre… en tout cas la première journée.

Des notre arrivée à Porto Torres nous prenons la direction d’un petit port de pêche, Stintino dans le nord de la Sardaigne.

 

Nous découvrons un petit village dénué de touriste. Nous restons dans les alentours plusieurs jours, pour découvrir ce que le coin peut nous offrir.

 

Entre petites criques, où les garçons jettent des cailloux dans l’eau, spot en pleine nature à crapahuter sur les rochers en bord de mer et les plages en face de la Torre della Pelosa, qui fut l’endroit choisi par les garçons pour leur première baignade de pieds de l’année (même un peu plus)!

Ce coin de la Sardaigne regorge de villages de vacances totalement déserts en février, il est donc difficile de trouver ne serait-ce un restaurant, prévoir une excursion….

 

Au bout de 3 jours nous décidons de rejoindre la ville d’Alghero. Nous trouvons un spot en bord de mer, qui aurait pu être bien plus agréable sans déchets. Ce n’est pas grave, Anthony sort une poche poubelle et des gans pour nettoyer le devant de notre van avec les garçons. Le lendemain nous partons à la découverte de la vieille ville. Nous flânons dans les ruelles pavées et sur la promenade des remparts. Nous commençons à découvrir l’ambiance sarde.

 

Le soir même, nous décidons de quitter Alghero pour nous rapprocher des grottes de Neptune. Le lendemain matin, en arrivant devant, nous découvrons que le site est fermé exceptionnellement, pour maintenance. Nous décidons donc, de reprendre la route en se disant que ce sera l’occasion pour nous de nous poser ailleurs, et faire les lessives. Au bout de quelques km, Anthony sentant qu’il y avait un soucis au niveau du levier de vitesse me demande de chercher un lieux proche pour s’arrêter. Puis tout à coup en voulant passer une vitesse, Anthony se retrouve avec le levier de vitesse dans la main, à à peine 1 km de notre arrivée. Ne paniquons pas l’important est de ne pas s’arrêter, nous serrons les dents jusqu’au bout, priant pour qu’il n’y ait pas de stop, feu rouge ou autre. Au bout de ces dernières minutes de tension, nous sommes arrivés sur l’aire recherchée. Nous appelons le propriétaire qui nous annonce que c’est fermé. Tant pis, nous restons devant l’entrée jusqu’à ce qu’une dépanneuse vienne nous chercher.

Nous attendons quelques heures l’arrivée de la dépanneuse qui doit nous amener à Sassari, la ville la plus importante du nord de la Sardaigne. Nous avons vu en cette panne, l’occasion de nous poser, de reprendre des forces, de profiter de davantage d’espace et de nous mêler aux locaux durant 4 jours. Avec le recul, c’est ce dont nous avions besoin, pour nous rendre compte que la vie dans notre Van nous manquait et surtout pour réaliser que nous devions prendre davantage notre temps pour la suite du voyage.

A suivre…

Bilan, notre 1er mois sur la route

A peine un peu plus d’un mois que l’on est partie, qu’il est déjà l’heure du premier bilan.

Dès le départ, nous savions que nous devrions passer par une phase d’adaptation car qui dit nouvelle vie, dit nouvelles habitudes à adopter.

Entre les services à faire, les lessives, l’instruction des enfants, les visites, les temps de route, les temps de jeux, la vie de nomade n’est pas de tout repos.

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Depuis 4 jours, nous sommes à l’arrêt forcé à cause d’une panne sur notre Van. C’est donc l’occasion, pour nous de nous poser pour réfléchir à ce qui pêche dans notre organisation et ce que nous voulons pour la suite.

Après discussion avec Anthony, il en est ressorti que nous ne prenions pas assez le temps. Souvent sur la route, à vouloir en voir un maximum, nous oublions pourquoi nous avons fait ce choix de vie. Nous voulons profiter de nos enfants, leur donner la chance de s’épanouir et de découvrir ensemble de nouveaux paysages, de nouvelles cultures et faire des rencontres.

Nous avons donc décidé de ralentir un peu, pour être en adéquation avec notre rythme et celui de nos enfants.

En ce qui concerne leur instruction, à ce jour, nous faisons uniquement de l’informel en lien avec les sujets qui les intéressent. Mais il est important pour nous, de leur apporter davantage de connaissances en français et en mathématiques. Toutefois, nous faisons de manière détournée, de la diction et du calcul. En ce qui concerne la lecture, Jules et Adam lisent quotidiennement.

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Au niveau des services, nous sommes autonomes maximum 4 jours. En France, nous n’avons pas eu beaucoup de difficulté pour les faire. En revanche en Sardaigne, à cette saison, il est difficile de trouver un endroit ouvert, pour pouvoir se recharger en eau et vider les eaux grises. Nous avons donc pris conscience qu’il était indispensable de sortir de notre zone de confort et aller vers les locaux pour trouver ce dont nous avons besoin et par la même occasion faire des rencontres .

Autre point, l’organisation, le rangement de nos affaires dans le van.

Dès notre départ, nous avons réalisé que nous avions un gros travail de rangement et de tri à faire. Lors de nos 3 semaines en France, nous avons beaucoup évolué sur ce point. Tout d’abord, nous avons trier et nous nous sommes séparés de certaines des choses que nous avions prises mais pas indispensables pour le voyage. Anthony a transformer notre penderie en lingère pour davantage de praticité et gagner de la place. Malgré tous ces changements, nous devons à nouveau désencombrer notre van pour améliorer notre confort.

Autre constatation, avant notre départ nous nous étions promis de louer un airbnb par mois pour souffler et permettre à chacun de nous d’avoir suffisamment d’espace pour nous aider à supporter la promiscuité du Van. Grâce à la panne, plusieurs nuits d’hôtel se sont imposés à nous. Ce qui nous a fait prendre conscience qu’il est important’ à présent, de nous écouter et faire des temps de pause dans un airbnb ou camping pour souffler un peu si le besoin se fait sentir.

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Encore pas mal de choses à améliorer, mais nous avons bien à l’esprit que notre façon de vivre évoluera tout au long de notre route, au gré des saisons, des pays traversés et de notre propre évolution.

Début de vie Nomade

Déjà une semaine que l’on est partie, le temps passe à toute vitesse lorsqu’on est libre d’en faire ce que l’on veut.

Cette semaine a été, comment dire, du grand lâcher prise!

Nous avons quitté la maison mardi dernier en fin de journée après avoir encore fait des allées venues entre box, déchèterie. Une fois le grand ménage fait, nous avons quitté notre domicile pour faire reprendre notre dernier véhicule puis direction notre nouvelle vie.

Notre van est devenue notre maison à temps complet, et l’emménagement ne sait pas exactement passé comme on le pensait. A première vue, il y avait à redire sur notre organisation, la sensation d’avoir encombré notre nouvel espace de vie. Il y en avait partout! Si bien, que l’on ne pouvait pas accéder à nos toilettes sèches et chaque geste de notre quotidien ressemblait à une partie de tetris.

Cela ne nous a pas empêché d’être heureux et de savourer notre départ.  

Première destination le lac de Salagou, arrivés après le coucher du soleil, nous y avons passé une nuit en pleine nature. Dès le réveil nous avons été émerveillé par le paysage qui s’offrait à nous et n’avons pas tardé à aller explorer les alentours. C’est un lieux de découverte et de jeux pour le plus grand bonheur des enfants. Nous avons crapahuté, sauté, grimpé, fait des ricochets, un beau moment en famille malgré les températures basses. Puis nous avons passé les deux nuits suivantes à Lodève petite ville proche du lac pour rendre visite à une amie.

Destination suivante qui s’est décidée au moment de partir, le pont du Gard. Nous avons profité de la basse saison pour déambuler sur les deux rives du site en toute tranquillité. Les enfants étaient en administration devant cette gigantesque construction romaine, période qu’ils découvrent depuis peu.

Pour clôturer cette semaine, nous avons rejoins les parents d’Anthony afin qu’ils récupèrent Jules et Adam pour quelques jours en Haute Savoie. C’est pour nous l’occasion de profiter de notre dernier pour une grosse semaine.

Cette semaine a surtout été une semaine d’adaptation à notre nouveau mode de vie et à la gestion de notre espace. Il nous reste encore quelques aménagements à réaliser dont nous vous parlerons la semaine prochaine.

Road Trip dans le nord de l’Espagne

Durant nos vacances de cet été, nous sommes partis à la découverte du nord de l’Espagne des pyrénées à l’océan. Environ 2000 km de routes sinueuses, de montées et de descentes, un combo gagnant pour tester notre van. Je peux vous dire que nous n’avons pas été déçu du voyage. En deux semaines, nous avons traversé l’Aragon, la Navarre, la Rioja, la Cantabrie pour finir par le Pays Basque. Nous avons découvert des paysages grandioses et variées. Nous savions que l’Espagne recelait de pépites mais nos découvertes ont été au dessus de nos espérances. Nous qui adorons les grands espaces, ce côté de l’Espagne nous en a mis plein les yeux. Je ne peux pas vous en dire davantage, les photos d’Anthony parlent d’elles même.

Pour ce Road Trip, nous n’avions pas tracé d’itinéraire précis mais des grandes lignes. Nous savions que nous allions rentrer en Espagne par Bosost et que notre premier point de passage incontournable serait Alquézar cependant, nous ne savions pas exactement ce qui nous attendait sur la route, nous ne savions pas ou nous allions dormir le soir même. C’est de cette manière que nous avons découvert Viacamp, un petit village surmonté d’un chateau offrant une vue magnifique sur les alentours.

Le voilà notre premier point de passage O-BLI-GA-TOIRE : Alquézar. Ce village perché au dessus des méandres du Rio Vero dans le parc naturel de la Sierra de Guara. Nous prenons le partie de déambuler dans le village sans itinéraire précis en suivant notre instinct. C’est de cette manière que nous trouvons un panneau « chemin des passerelles – 30 minutes ». Nous connaissons bien nos enfants et leur capacité à marcher. Cette balade va être le terrain de jeux idéal pour nos petits explorateurs. Pour vous la faire courte, 30 minutes de descente raide qu’il nous a fallu remonter quelques heures plus tard :(. Le spectacle qui c’est offert a nous en arrivant au fond des gorges était complètement dépaysant. Malgré le nombre de vacanciers, en nous dirigeant à l’opposé de la suite de la balade, nous avons trouvé une petite plage en galets qui sera notre aire de pique-nique. Les enfants jouent dans une eau translucide, observent les rapaces qui volent au-dessus de nos têtes. Après cette pause, nous reprenons le chemin en marchant directement dans le lit de la rivière à profiter de sa fraîcheur. Après une dernière baignade, il est temps de remonter, des nuages se forment au loin, le temps change vite dans les régions montagneuses… peu de temps après notre arrivée au parking, la pluie arrivera. Nous aurons passés, lors de cette journée, un premier moment fort en famille.

Nous vous amenons maintenant dans le deuxième désert d’Europe, celui des Bardenas Reales. Nous savons qu’il est interdit de dormir dans les parcs nationaux espagnol. Toutefois, nous stationnons à quelques mètres de l’entrée du parc et profitons d’une soirée agréable et d’un couché de soleil mémorable.  Notre rythme s’imprègne de celui du soleil. Il se couche, nous aussi, il se lève… nous aussi. Peu de temps après notre réveil, Nous nous préparons et nous partons a l’assaut des pistes. Il est tôt, nous sommes presque seul pendant plus d’une heure pour observer cette nature qui s’offre a nous. Nous faisons quelques pauses pour profiter des points de vue. Nous commençons une randonnée vite avortée car les escaliers sont en partie effondrés que nous jugeons trop dangereux pour nos garçons. Nous continuons notre boucle, puis nous nous arrêtons un peu plus longtemps, malgré le vent, sur un promontoire offrant une vue sur toute cette vallée. Nous ressortons de ce site par le même endroit que là où nous sommes rentrés. Nous en avons pris plein les yeux, un merveilleux souvenir à jamais gravé.

Pour la prochaine étape, elle nous a été inspiré par un voyageur que l’on trouve sous le nom de Gregsway sur Instagram et sur Youtube. Il s’agit des chutes de Nervion. C’est proche d’un autre point que nous avions repéré alors nous y allons. Une marche d’environ 3/4 d’heure, une heure et nous découvrons ce paysage, nous restons sans voie… par contre, pour les chutes, il faudra repasser une autre fois. Nous sommes en été et le rio est asséché. Mais ce n’est pas un problème la balade en forêt que nous avons faite a l’allée était digne de la forêt interdite dans Harry Potter. Nous reprenons la route pour notre stationnement pour la nuit a quelques kilomètres. Tous nos points « Dodo » on été choisi grâce à l’application Park4night sauf un, un soir où les enfants ont eu besoin de prendre du temps pour jouer et nous pour ne rien faire, si ce n’est de préparer l’apéro.

Le voilà notre point suivant : La « valle salado ». Ce site de production de sel en plein milieu des terres est possible grâce a une source d’eau extrêmement salée. Alors que l’eau de mer contient 30 à 40g de sel par litre, ici,  il y en a 210g par litre : c’est de la saumure. Sur ce site, il y a des vestiges d’installation pour la production de sel datant de plus de 6000 ans. Depuis 2009, une association a été fondé afin de faire revivre la tradition de la production manuelle de sel, après une industrialisation au XXè siècle.

MER EN VUE !!! Nous y sommes, l’océan atlantique! Le but était de rallier la côte, c’est fait. Mais encore une fois, sans savoir précisément où nous allions nous arrêter. Nous trouvons Cobreces et ses points d’intérêt du Google Maps avec en parallèle, un point Park4Night : c’est partie. Dès notre première balade, nous comparons le paysage avec celui de la Bretagne, l’air dans le visage, les embruns, les falaises, les couleurs : tout y est. Nous y passons 2 jours entre balades et plages.

Il faut dire que nous avons reçu un superbe accueil sur l’aire. Alors oui , ce n’est pas un camping, oui les places ressemblent à un parking, non, il n’y a pas d’arbre mais franchement aucune gène et surtout un super état d’esprit et de gentils voisins. Pouvoir trouver un arrêt avec de quoi faire les services nécessaires , faire les machines a laver et le sèche linge, et prendre une bonne douche, le tout au même endroit, c’est quand même plutôt cool.

Après cette halte salvatrice, nous sommes allés à San Vicente de la Barquera, joli village de bord de mer que nous avons découvert à pieds ainsi qu’en bateau, grâce au calme des bateaux électriques. Notre capitaine ne parlant pas français mais son collègue oui, ils changent de bateau en cours de navigation ce qui nous permet de comprendre toutes les explications. Les enfants sont ravis car ils peuvent,chacun leur tour, prendre la barre. Une activité non prévue, ils en gardent un très bon souvenir, et un diplôme de capitaine en herbe.

Nous longeons la côte, encore une fois, la route est vallonée et notre van s’en sort très bien avec ses 38 ans !!! C’est en plein milieu d’un virage que le GPS me dit de prendre a gauche et même si je ne roule pas vite, pas trop de visibilité, je m’engage dans le cul de sac. Arrivé au bout : 30 places de parking, un snack, des jeux pour enfants, une plage, une tour en hauteur et une église semi-troglodytique. il est encore tôt, encore du monde à la plage mais nous n’irons pas plus loin ce soir. Nous faisons la balade qui mène au 2 sites, les enfants se défoulent aux jeux. Avec Jessica, on a la même idée. On va se faire le petit apéro / Tapas au snack, histoire de consommer et de ne pas faire les sauvages juste pour squatter le parking. Nous passons la nuit bercée par le ressac. Après le petit déjeuner, nous passons un moment à la plage : ce site, c’est Santa Justa, un petit bout de paradis.

Peindre sur les arbres !!! c’est quoi ce délire. C’est la forêt de Oma et on le conseille. Le site est en plein milieu d’une forêt. Jusque là, tout est normal. Mais pour y accéder, il faut prendre un chemin de randonnée, très accessible, très bien balisé mais avec une heure de montée. On commençait a être rodé. Pendant ces 2 semaines, si ça ne montait pas, ou si ça descendait c’est que la montée n’était pas bien loin. Ceci dit, au retour, c’était le même chemin donc de la descente. Concernant le site, c’est génial, on s’amuse à chercher les alignements des arbres, les couleurs sont vivent. Les enfants, aussi, se prennent au jeu et c’est même difficile de les suivres.

J’avais envie de terminer cet article sur un couché de soleil, pas très original, vu et revu… pendant ces 2 semaines, nous avons changé tous les soirs de point de vu pour le voir partir. Il nous a offert à chaque fois des couleurs différentes, des reflets, des ombres, de la fraicheur. C’était notre moment posé comme devant une télé, a débrancher le cerveau, à sourire, a être bien tous les 5 ensemble. Ici, c’était proche de Santander, Isla de la Virgen. Pour en voir davantage sur notre itinéraire, rendez-vous sur Instagram.

Ces vacances ont été riche en découvertes, en rencontres, en échanges. Nous avons eu quelques soucis techniques, mais rien de très grave. À ce jour, nous savons que notre van est fiable pour notre voyage.

On partage avec vous notre itinéraire

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Notre situation au 19/06/2018

Depuis plusieurs semaines beaucoup de chose ont changé. Nous avons vécu des expériences, nous avons changé d’avis sur diverses choses, nous avons écouté nos besoins et ceux de nos enfants.

Qu’est-ce qui a changé dans notre projet ?

Lors de notre voyage au Portugal en tente, nous nous sommes rendus-compte que cette vie allait être difficilement supportable lors de mauvais temps. Contrairement à ce que nous vivions à ce moment-là, nous savions qu’avec les tentes de toit, nous aurions encore moins de confort puisque notre seul abri serait notre futur 4X4. La question s’est alors posée à nous : faisons-nous le meilleur choix ?

Visiblement NON. Nous devions trouver autre chose avec davantage d’espace. Mais quoi ? car nous voulons être libre d’aller où bon nous semble…

Durant ces vacances, nous avons vu beaucoup de voyageur en van aménager. C’est un style de vie qui a tout de suite raisonnée en nous car libre de bivouaquer n’importe où, libre de notre temps ! Au départ nous avons ciblé nos recherches sur les VAN transporter car nous ne voulions pas un véhicule trop gros. Mais rapidement nous avons trouvé des obstacles. Très peu sont aménageables pour 5 personnes au budget que nous avions. Nous nous sommes donc lancés dans d’autres recherches en allant sur Youtube, sur INTAGRAM… Avec toutes les rencontres que nous avions fait sur les deux derniers mois, nous avons réalisé qu’il nous fallait un véhicule qui répondrait à nos besoins mais surtout à ceux de nos enfants pour qu’ils prennent autant de plaisir que nous, à vivre cette aventure. Nous nous sommes donc orientés vers les camping-cars. Très vite, nous nous sommes concentrés sur de vieux modèle Mercedes. Et miracle, la majorité sont carte grise 6 places et avec très peu ou pas du tout d’électronique ! Nous étions ravis, nous voulions un véhicule mythique avec un budget qui nous permettrait de l’aménager à notre goût sans pour autant entamer le budget voyage.

Aujourd’hui 19 juin 2018, ça y est nous avons trouvé notre future habitation !!! c’est un Mercedes 207D avec cellule Hymer, de 1980 !!!